Éclairage LED : comment réduire sa consommation sans sacrifier le design ?
Bien éclairer ne signifie pas consommer davantage
La technologie LED a profondément transformé l’éclairage. Elle permet aujourd’hui de produire beaucoup de lumière avec une consommation électrique réduite par rapport aux anciennes technologies, tout en offrant aux designers une grande liberté de création.
Mais choisir une LED ne suffit pas. Deux luminaires LED peuvent présenter des performances, des qualités de lumière et des usages très différents. Pour faire le bon choix, quelques informations permettent de mieux comprendre ce qui se cache derrière leur fiche technique.
Watts, lumens, lux, température de couleur, IRC ou encore indice IP peuvent sembler complexes au premier abord. Pourtant, chacun répond à une question très simple : combien le luminaire consomme-t-il ? Quelle quantité de lumière produit-il ? Quelle lumière arrive réellement sur la surface à éclairer ? Est-elle chaude ou froide ? Les couleurs seront-elles correctement restituées ? Le luminaire peut-il être installé dehors ?
Comprendre ces notions permet surtout d’éviter deux erreurs : choisir un éclairage insuffisant ou, à l’inverse, suréclairer inutilement un espace.
À travers des exemples de luminaires proposés chez Astéri, découvrons comment utiliser la technologie LED de manière plus juste, en conciliant consommation maîtrisée, confort visuel et design.
Lumens et watts : deux informations très différentes
Avec la LED, oublions le réflexe « plus de watts = plus de lumière ». Les watts (W) indiquent l’électricité consommée ; les lumens (lm) mesurent la quantité totale de lumière produite.
Prenons Sampei 260 de Davide Groppi : sa version 3000 K produit environ 1 890 lumens pour 21 W. Autrement dit, un luminaire très fin peut produire une quantité importante de lumière sans nécessiter une forte puissance électrique.
Pour choisir, regardez donc d’abord les lumens dont vous avez besoin, puis les watts nécessaires pour les obtenir.
Le bon réflexe devient : obtenir la lumière adaptée à l’usage en maîtrisant la quantité d’électricité nécessaire pour la produire.
Voici une façon très simple de comprendre la différence. Imaginez que la lumière soit de l’eau.
Les lumens correspondent à toute l’eau qui sort de l’arrosoir. Les lux, eux, indiquent la quantité d’eau qui arrive sur une surface précise.
Une lampe peut donc produire beaucoup de lumens mais éclairer faiblement votre livre si sa lumière est diffusée dans toute la pièce. À l’inverse, une lumière bien orientée peut concentrer son flux là où vous en avez réellement besoin.
C’est pourquoi l’orientation du luminaire compte autant que sa puissance. Diriger correctement la lumière permet d’éclairer efficacement une table, un bureau ou une zone de lecture sans nécessairement augmenter la consommation.
Kelvin et IRC : choisir aussi la qualité de la lumière
Une LED ne se choisit pas uniquement en fonction de la quantité de lumière qu’elle produit. Sa température de couleur, exprimée en kelvins (K), influence fortement l’ambiance d’un espace.
Autour de 2 700 K, la lumière est chaude et rappelle l’atmosphère des anciennes ampoules à incandescence. Elle convient particulièrement aux salons, chambres ou espaces dans lesquels on recherche une ambiance chaleureuse. Autour de 3 000 K, la lumière reste chaleureuse mais paraît légèrement plus neutre. Lorsque l’on monte vers 4 000 K, elle devient plus blanche et peut convenir à certains espaces de travail ou usages fonctionnels.
Un second indicateur mérite d’être regardé : l’IRC, ou indice de rendu des couleurs — également appelé CRI. Il indique la capacité de la lumière à restituer fidèlement les couleurs. Plus il se rapproche de 100, plus leur perception est naturelle.
Chez Occhio, par exemple, la gamme Mito propose un IRC de 95 et permet sur certaines versions de faire varier la température de couleur entre 2 700 et 4 000 K.
Le choix d’une LED responsable ne consiste donc pas simplement à consommer moins : une lumière confortable et adaptée à l’usage évite aussi de multiplier inutilement les sources lumineuses.
À découvrir chez Astéri : Occhio, Marset et Davide Groppi.
Faire varier la lumière plutôt que toujours éclairer à 100%
Avons-nous besoin de la même lumière pour dîner, travailler et regarder un film ? Généralement non.
La variation permet d’adapter l'éclairage au moment de la journée et à l’activité. Chez Occhio, Mito illustre particulièrement bien cette possibilité : certaines versions permettent de modifier l’intensité et la répartition de la lumière, mais également sa température de couleur.
Sur Mito volo, par exemple, la lumière peut être orientée vers le haut et vers le bas et son intensité ajustée. La température peut également varier entre 2 700 et 4 000 K.
Cette maîtrise permet de créer plusieurs ambiances avec un même luminaire et surtout d’utiliser la quantité de lumière réellement nécessaire à chaque moment.
Pour un luminaire extérieur, l’efficacité de la LED ne suffit pas : il doit également être adapté à son environnement. C’est le rôle de l’indice IP.
Le premier chiffre indique la protection contre les corps solides ; le second, la protection contre l’eau. IP20, par exemple, correspond à un luminaire destiné à l’intérieur et sans protection particulière contre l’eau. Un indice plus élevé sera nécessaire pour de nombreux usages extérieurs.
La version extérieure d’Origine de Davide Groppi est spécialement conçue pour cet usage, avec des composants adaptés à une installation dehors.
Choisir le bon IP permet ainsi de protéger le luminaire contre les conditions auxquelles il sera réellement exposé et d’éviter une détérioration prématurée.
Sur cette image : Lampadaire Origine de Davide Groppi
La bonne LED est celle qui éclaire juste
Finalement, bien choisir une LED ne consiste pas à rechercher le chiffre le plus élevé sur une fiche technique.
Commencez par les lumens pour connaître la quantité de lumière produite, puis regardez les watts nécessaires pour l’obtenir. Pour comparer l’efficacité de deux solutions, le rapport lumens par watt — lm/W — apporte une information supplémentaire : à quantité de lumière comparable, une valeur plus élevée signifie que davantage de lumière est produite pour chaque watt consommé.
Pensez ensuite à l’endroit où cette lumière doit réellement arriver. Les lux permettent de raisonner sur l’éclairement d’une surface, tandis que l’orientation et la diffusion du luminaire déterminent la manière dont le flux lumineux est utilisé.
Ajoutez enfin le confort : Kelvin pour choisir une ambiance plus chaude ou plus froide, IRC/CRI pour la restitution des couleurs, variation pour adapter l’éclairage au besoin et IP lorsqu’une protection particulière est nécessaire.
Les technologies développées par Occhio, Davide Groppi, Henri Bursztyn ou Marset montrent que performance lumineuse et design ne sont pas incompatibles.
La logique à retenir est finalement très simple : ne pas chercher à produire le maximum de lumière, mais produire la bonne lumière, au bon endroit et au bon moment, avec une consommation adaptée.